Lundi 9 Octobre 2017

Capitaine à seulement 23 ans

UBA

Pour chaque passager, un sourire et un coup de main pour monter dans l’une des deux plus grosses navettes de la flotte de l’Union des Bateliers Arcachonnais (UBA), qui relie le Cap-Ferret à Arcachon durant l’été. "C’est génial, j’adore rencontrer plein de gens et leur rendre un service", se réjouit Joseph Riondel, capitaine de "L’Inconnu" ou de "L’Aventure", - ça dépend des jours -, à seulement 23 ans.

D’une longueur de 18 mètres, ce catamaran polyvalent peut accueillir jusqu’à 98 personnes. Et il ne faut pas se fier aux apparences, ce n’est pas le plus compliqué à manier. "C’est un bateau qui se manipule très bien, explique le jeune capitaine dans la cabine qui surplombe le Bassin d’Arcachon, il y a pire comme bureau", s’amuse-t-il. Avant de devenir capitaine à l’UBA, Joseph Riondel a été matelot pendant cinq ans à Blaye sur les bacs de Gironde. "C’était très bien de commencer comme ça, maintenant je demande à des matelots des choses que j’ai déjà faites moi-même", explique celui qui n’est encore qu’à sa première saison. Et travailler comme capitaine "quand on est jeune marin” est toujours compliqué. Il n’y a pas beaucoup d’opportunités. "C’est une super-bonne expérience pour commencer", admet Joseph.

 

Le Bassin, un choix de carrière

Alors que la traversée quotidienne pourrait être répétitive, la physionomie du Bassin d’Arcachon rend chaque trajet unique. "Cela change tout le temps, en fonction de la marée, du courant", constate le marin. En moyenne, pendant l’été il fait une dizaine d’allers-retours entre Arcachon et le Cap-Ferret. "Ca dépend des chefs de jetée, chacun à sa manière de gérer les gens, soit en tir continu, soit en alternant", explique-t-il alors que les blagues fusent sur un canal commun aux 35 bateaux." Il faut imaginer toute la flotte sur le même canal, il y a les vieux qui râlent un peu et les jeunes qui font les blagues", raconte Joseph avant de rajouter avec le sourire : "Mais bon, parfois je le mets en sourdine". Au sein de la compagnie, tout le monde se connaît, les bateliers et les amareyeurs se retrouvent au moins une fois par semaine pour boire un verre. "L’ambiance est vraiment excellente", assure celui qui compte valider prochainement son brevet de capitaine. Pour l’heure, Joseph Riondel continue son petit bout de chemin sur le Bassin d’Arcachon.

Thibault Marotte